Exposition "La femmina" de Johan Creten

Du lundi 9 juin 2008 au samedi 27 septembre 2008

Dans le cadre de la manifestation régionale organisée par le FRAC Languedoc-Roussillon durant l'été 2008, intitulée "La Dégelée Rabelais", Montpellier Agglomération accueille l'exposition "La Femmina" de l'artiste belge Johan Creten au musée archéologique Henri Prades de Lattes.

 
Odore di femmina, Johan Creten. Coll. Musée Royal de Mariemont,

Odore di femmina, Johan Creten. Coll.

Musée Royal de Mariemont, Cette exposition proposera une mise en résonance d'œuvres contemporaines avec la collection archéologique, pour une vision inédite et le renouvellement de points de vue des représentations du corps, très présentes dans le musée.
L'exposition présentera plus d'une vingtaine d'œuvres. À cette occasion, l'artiste produira exceptionnellement deux sculptures, dont une monumentale, de plus de 3 mètres de haut, grâce au soutien de Montpellier Agglomération.
Le lien avec Rabelais sera établi par l'artiste, notamment à travers l'évocation de la "femmina", en référence à Gargamelle, la fille du roi des papillons, la mère de Gargantua, mais aussi par la suggestion du corps morcelé (les dissections de Rabelais à Montpellier), ou à partir de la thématique du corps en perpétuelle "révolution", traversé par la nécessité de sa régénération permanente, comme en témoignait le corps grotesque de la fin du Moyen Age.
En confrontation avec les représentations du corps classique, lui aussi fragmentaire, diverses interprétations du corps contemporain tenteront de révéler une notion du temps au delà de l'existence individuelle, dans un musée qui est le lieu spécifique d'une impossible fixité.

L'artiste, Johan Creten , né en 1963 à Sint Truiden en Belgique, réalise des sculptures qui interrogent l'image du corps de diverses manières. Grâce à des éléments rapportés, le corps devient le lieu d'une fantasmagorie joyeuse, inquiétante ou sensuelle. Ainsi, Johan Creten amplifie un imaginaire corporel par une hybridation de corps et de motifs naturels (vagues, alvéoles, pétales de roses, fruits, coquillages...). L'artiste explore ainsi la dimension même du désir, considéré du côté de ses plus étranges profondeurs, avec l'expression d'une qualité et parfois d'une préciosité, rares.