24 mai - 20 octobre 2014 > Exposition d'art contemporain "CAMERA LOCUS" de Julien Gardair

Du samedi 24 mai 2014 au lundi 20 octobre 2014
Lieu :
Site archéologique Lattara-musée Henri Prades
Camera locus, une exposition d'art contemporaine de Julien Gardair et présentée au site archéologique Lattara-musée Henri Prades du 24 mai au 20 octobre 2014

"Camera Locus", une exposition d'art contemporaine de Julien Gardair et présentée au site archéologique Lattara-musée Henri Prades du 24 mai au 20 octobre 2014

Archéologie et œuvres contemporaines

Depuis 2007, le Site archéologique Lattara - Musée Henri Prades soutient et expose la création contemporaine dans une volonté d’ouverture et de transversalité culturelle. A l’occasion de la programmation de cette 7ème exposition d’art contemporain, l’artiste invité, Julien Gardair, a investi l’espace muséal afin de susciter une nouvelle approche du site antique et des collections de Lattara.

Il lui a en effet été proposé d’appréhender l’espace muséal comme un lieu de passage entre le site archéologique et les collections permanentes, pour une perception déambulatoire revivifiée et inédite, de ce qui est donné à voir in situ, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du musée.

Accueilli en résidence au musée du 28 avril au 23 mai 2014, Julien Gardair s’est saisi du site antique et des salles d’expositions, en diffusant dans l’espace du musée ses propres représentations vidéographiques de Lattara, comme autant d’images recomposées à partir de correspondances élaborées entre fiction et réalité, dans l’interférence du temps passé et de l’instant présent. Spécialement produite pour l’occasion à l’aide d’un dispositif de Caméra Locus, une installation visuelle et sonore inédite, immerge le visiteur dans une fiction à fort potentiel poétique et pictural,  en affirmant la dimension scénique du lieu d’exposition.

Propos de l’artiste Julien Gardair

"Etant à la fois source de lumière et d’images, Camera Locus est liée à l’espace autant qu’au contexte qu’elle éclaire. L’histoire du lieu ainsi que les rencontres et les actualités durant les semaines de sa création sur place sont autant d’éléments qui la constituent. Le dispositif ayant un grand pouvoir de transformation sans engager de destruction est particulièrement adapté à l’invasion d’une collection. J’en éprouvais le désir et c’est la première fois que l’on m’en offre l’opportunité.  Ici la situation est particulièrement riche. Depuis la géographie qui encouragea l’installation d’un port par les étrusques et des échanges que cela provoqua, à la découverte du site par le groupe Pain Levé dans les années 60, l’état actuel des fouilles, le bâtiment, ou grandit et peint le peintre Fréderic Bazille transformé en musée par l’architecte Massotta qui accueille une collection d’œuvres et d’objets qui ont étés crées sur une période de plus de 2500 ans. C’est entre autre à partir de tout cela que je travaille. La projection est à la fois dans l’espace, sur les pièces, par-dessus et entre elles. L’architecture du bâtiment me permet de projeter avec un seul appareil sur deux niveaux différents. Chaque vitrine, chaque section du musée est associée soit à une période soit à une activité. Le dispositif projette de la vidéo, ainsi à l’espace, s’ajoute la dimension du temps. De par son coté immersif, la pièce est certainement spectaculaire mais c’est un spectacle qui ne trompe pas et dévoile ses secrets de fabrication. En utilisant un seul projecteur j’offre à penser autant au dispositif mis en œuvre qu’aux effets qu’il produit."

Le parcours de Julien Gardair

Après une première année à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier, Julien Gardair, né en 1976, suit ses études à l’Ecole Nationale d’Art de Cergy Pontoise dont il sort diplômé en 1999.Artiste foisonnant, il développe un travail protéiforme, entre peintures, dessins, installations et vidéos,  qui lui permettent de renouveler en d’incessants télescopages de formes et de couleurs, l’expression de son univers graphique et pictural, abstrait ou figuratif.

Représenté par la galerie parisienne Jean Fournier de 2004 à 2007, il est à noter qu’une de ses peintures a été exposée au Musée Fabre lors de sa réouverture en 2007, dans le cadre de l’exposition "La couleur toujours recommencée, hommage à Jean Fournier, marchand à Paris".

Installé à New York depuis 2007, Julien Gardair poursuit son travail de peinture, de dessin au ruban adhésif ou d’installation monumentale en feutre découpé par lesquels il instaure de nouvelles perceptions des divers espaces d’exposition qui l’accueillent. Dès 2010, il exploite un dispositif de projection visuel et sonore in situ nommé Caméra Locus , qui immerge le spectateur dans un environnement recomposé entre fiction et réalité. Il a exposé en France, New York, Barcelone, Abu Dhabi, Mexico…Entre 2007 et 2012 Le Mobilier National a également fait réaliser dans les ateliers de la Savonnerie de Lodève, un tapis d’après l’une de ses feutrines noires décolorées à l’eau de javel.